A.              …et psychologiques – Le mental

Concrètement, on appelle « mental » un ensemble de caractéristiques permettant au sportif d’être « dedans ». De plus en plus, les sportifs intègrent la préparation mentale dans le cadre de leur préparation globale (physique, tactique, technique, nutritionnelle) car tout le monde s’accorde maintenant à dire qu’à valeur physique et technique équivalente, un mental de haut niveau différencie le champion du simple sportif. La qualité de la relation entraîneur-élève permet l’essentiel du travail psychologique. L’athlète apprendra à mieux utiliser ses propres ressources. L'optimisation de l'état psychologique pour la réalisation de la performance passe par une préparation psychologique correspondant à un ensemble de méthodes. Voyons les changements comportementaux et la force mental développée après plusieurs entrainements.

« Une des clés du succès est la confiance en soi. Une des clés de la confiance en soi est la préparation. » Arthur Ashe, tennisman américain.

                       

Déterminants psychologiques de la performance :

De façon idéale, un sportif possédant les états suivants sera psychologiquement en mesure de réaliser une performance sportive :

- Confiance en soi (en relation avec le réalisme des objectifs poursuivis et des capacités possédées),

- Calme mental (gestion du stress),

- Concentration sur l'instant présent (absence de tensions parasites : public, conditions…),

- Niveau de mobilisation de l'énergie associé à une certaine euphorisation de l'évènement,

- Sentiment d'autocontrôle.

Motivation et développement du climat motivationnel :

L’expérience sportive (victoire, échec et séances d’entrainement) permet de développer la motivation bien plus qu’on ne pourrait le croire.

 La motivation est un facteur essentiel de la réussite sportive. L'acceptation des charges d'entraînement, de la gestion des échecs, la préparation au stress, l'investissement nécessaire à la difficulté de la poursuite des objectifs, suppose une forte dynamique motivationnelle.

En fait, la motivation est un concept utilisé pour décrire les forces externes et internes permettant de déclencher l'engagement :

- Persister dans l'action,

- Posséder un aspect dynamique, c'est à dire que la motivation est plus ou moins grande,

- Posséder un aspect directionnel, c'est à dire qu'il y a une motivation pour quelque chose,

La motivation d'un athlète, et l'effort qu'il consent pour réaliser ses objectifs, est directement fonction de l'attractivité du résultat et de la probabilité de l'atteindre. C’est-à-dire que si l’athlète ne s’améliore pas ou s’il n’atteint pas ses objectifs de saisons, il ne sera pas très motivé pour continuer à s’entrainer. D’où l’importance du plan d’entrainement et des objectifs.

1.                Les méthodes de travail

Il y a diverses méthodes pour développer sa force mentale en dehors de l’entrainement pur et dur : la sophrologie, la relaxation, l’imagerie, l’hypnose, la méditation, la PNL. Les trois premières méthodes sont les plus couramment utilisées aujourd’hui, d’après un récent sondage de l’INSEP.

2.                Les bénéfices sur la santé

Pour valider nos propos, nous avons fait notre propre sondage sous forme de questionnaire qui a été ensuite proposé aux membres de notre association sportive et à d’autres clubs (cyclisme, football et aviron).

Le travail de ces méthodes ajoutés à l’entrainement permet, au sportif, une meilleure gestion du stress (le but est d'apprendre à maîtriser au maximum le stress nuisible et à favoriser le stress utile, ), de la souffrance (le but est de savoir interpréter et accepter la douleur induite par l'effort) et parfois, d’une période de blessure (l'objectif est double : faire accepter au sportif sa blessure, mais aussi profiter de la période d'inactivité pour le faire progresser mentalement).

En effet, avec l’effort, le cerveau est noyé sous des flots de sang oxygéné et gorgé de nutriments ce qui booste les neurones. De plus, les qualités mentales (concentration, visualisation, mémorisation) de l’athlète seront de meilleures qualités ainsi que son sommeil.

D’après une étude parue dans le « Archives of Internal Medicine », l’activité physique a une action calmante et antidépressive. En effet, pendant l’effort, le cerveau produit une substance : les endomorphines substances euphorisantes et calmantes. Le moral s’améliore et nos relations avec les autres sont facilitées. Le sentiment de fierté qui émane après un effort physique important renforce notre confiance en soi.

L’activité physique régulière ralentirait même le vieillissement du cerveau. De nombreux tests réalisés sur des personnes âgées montrent que celles qui ont été les plus actives dans leur vie ont de meilleures performances intellectuelles que les autres.