Pour que le corps humain devienne endurant, il doit s’adapter à l’effort (entrainement et compétition). Tout entrainement sportif vise à développer les 3 grandes parties du corps humain : les organes vitaux (respiration, ventilation et diffusion), les muscles (puissance, énergie) et la motivation (force mentale). La pratique régulière d’activités physiques, aboutit à des transformations importantes au niveau des grandes fonctions de l’organisme. Nous verrons donc qu’une bonne gestion de l’entrainement permet d’améliorer l’aptitude physique et le capital santé.

A.             Physiologiques…

Afin de répondre aux besoins accrus de l’organisme lors d’un exercice, les cellules ont besoin de grandes quantités de sang régénéré qui apportent oxygène et nutriments, et éliminent les déchets liés au fonctionnement cellulaire. Ce sont les systèmes respiratoires et circulatoires. Une grande cohésion existe entre ses deux systèmes.

1.               Le système cardio-vasculaire

L’appareil cardio-vasculaire comprend un cœur et des vaisseaux sanguins              

      

 Le cœur est une pompe qui propulse le sang dans les vaisseaux sanguins qui le véhiculent dans tout l’organisme. Le sang est un liquide rouge composé de globules qui permet d’alimenter les cellules en oxygène et en nutriments et d’éliminer le dioxyde de carbone ainsi que les déchets produits par le fonctionnement musculaire.

Sa santé se mesure par sa capacité à éjecter un volume donné (VES) à une pression donnée (pression artérielle) et en un temps donné (un peu comme le débit d’un fleuve). Le débit cardiaque est le produit de la fréquence cardiaque par le volume d’éjection systolique. Au repos, il est de l’ordre de 5 à 7 litres/minute.

Nous verrons les adaptations à long termes (en année).

(1)          La taille du cœur

Le Volume d’éjection systolique (Ves) est le volume de sang que le cœur éjecte à chaque contraction. Chez le sportif endurant, le cœur augmente ses cavités et épaissit ses parois. Ceci ayant pour conséquences d’augmenter le Ves. Exemples :

-Ves max du sédentaire : 80 à 120 ml,

-Ves max du sportif d’endurance : 120 à 200 ml.

Gros comme un poing, le cœur pèse environs 300 g. David Costill (dans La course de fond) donne l’exemple d’un marathonien dont l’examen post-mortem a montré que :

-son cœur pesait 340 g,

-la paroi de son ventricule était de 18 mm (la normal étant de 10/12 mm).

Tout ceci s’explique ! L'entraînement ne multiplie pas le nombre de fibres cardiaques, mais il les rend plus longues et plus épaisses. Ainsi, plus les fibres s'allongent, plus la cavité interne du cœur augmente, plus le volume d'éjection systolique augmente et plus le travail du cœur est efficace. Ce qui permet une diminution de la fréquence cardiaque pour un effort donné.             

      

 

(2)            La fréquence cardiaque

La fréquence cardiaque est le nombre de battements du cœur par minute (bpm). Au repos, elle est en moyenne chez l’homme sédentaire, de 70 battements par minutes.

Pour construire notre résonnement nous allons, entre autre, nous appuyer sur le test de Ruffier-Dikson. Ce test permet d’évaluer la faculté du cœur à revenir au repos donc la faculté de récupération cardiaque.

 

La performance du système circulatoire est corrélée par sa capacité à alimenter les muscles nécessaires à l’effort demandé. Plus le cœur est capable de monter dans les tours, plus il est capable d’envoyer le sang aux muscles qui fournissent l’effort. Cependant, sa capacité à récupérer est aussi un critère de performance. Notre (G&D) cœur, récupère mieux que le sujet non-entrainé. Ceci s’explique puisque le cœur s’est adaptéà l’effort. Le cœur des athlètes endurants récupèrent logiquement plus vite que celui de sprinters par exemple.             

 

Il faut savoir que plus un sujet est endurant, plus il présentera une fréquence cardiaque basse (le triathlète Laurent Vidal a une fréquence cardiaque de repos de 29 bpm).

 

Avec l’entrainement les « tuyaux » (artères et veines) vont se dilater et les muscles pourront être alimentés en quantité de sang suffisante. Si le sportif a physiologiquement des artères capables d’amener les nutriments et oxygène aux muscles, des veines capables d’évacuer les déchets et le gaz carbonique en plus de le renouveler très rapidement, il est alors meilleur que son concurrent.

 

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